Le collectif
Les paysans LIBReS
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Thierry Canet
Éleveur sur la commune de Bruges-Capbis-Mifaget. Il a des ovins pour le lait et des bovins pour la viande. Il s’oppose à la nouvelle campagne de vaccination pour ses animaux, estimant que ses animaux ont une très bonne immunité naturelle.

Virginie Dallery
Paysans sur une petite ferme située à Neulise, dans la Loire. Sa ferme compte 80 chèvres et une dizaine de bovins, les animaux sont exclusivement destinés à la production de viande et de lait, ils sont nourris sur place. Elle s’est vue imposer une vaccination forcée de l’intégralité de son cheptel sans son consentement. Elle s’oppose naturellement à la nouvelle campagne.

Jean-Marie Delavigne
Paysans sur une petite ferme bovine en agriculture biologique située à Saint-Jean-de-Tholome (74), comprenant un nombre limité d’animaux destinés à la production de viande. Il a été destinataire d’une mise en demeure de procéder à la vaccination de l’ensemble de son cheptel puis d’un arrêté de vaccination d’office de ses animaux, avec intervention de vétérinaires habilités, assistés des services de l’État. L’administration a en outre indiqué que cette intervention devait être réalisée dans un délai très bref, initialement fixé au 8 avril 2026, avant d’être reportée à une date proche sans davantage de précision.

Nadine Estaque
Paysans sur une petite ferme de bovins et d’ovins, en vente directe depuis 25 ans. Elle a été contrainte à la vaccination forcée. Ses clients lui ont plusieurs fois indiqué qu’ils ne lui achèteraient plus de viande si ses animaux étaient vaccinés. Elle refuse la nouvelle campagne.

Emmanuel et Kyria Gay
Exercent sur la ferme Les Champs de Gaya en Ariège, en polyculture-élevage certifiée en agriculture biologique. Ils proposent un écosystème autonome. Ils possèdent des bovins pour lesquels ils pratiquent un élevage naturel et bienveillant. Leurs animaux n’ont jamais subi de vaccinations. Ils se sont dès lors opposés à la première injection et s’opposent de fait au renouvellement de la campagne vaccinale. Ils subissent actuellement une mesure préfectorale de suspension de leur activité.

Estelle Janin
Exerce en agriculture biologique. Elle a été contrainte à la vaccination sous peine de perdre ses aides de la PAC. Elle ne souhaite pas procéder à une nouvelle injection dès lors que d’une part l’injection ne prémunit pas contre l’abattage puisque des élevages vaccinés ont été abattus et d’autre part car aucune garantie ne lui est apportée sur les conséquences de ce vaccin sur la qualité de sa viande, sachant que l’immunité naturelle est bien plus efficace que celle conférée par le vaccin qui impose chaque année une nouvelle dose.

Johanne Jansen
Éleveuse de bufflonnes en Ariège. Elle a été contrainte à la vaccination forcée le 10 avril 2026. Au vu de la violence de l’intervention avec des vétérinaires, des agents de l’État et des gendarmes, elle s’oppose à la seconde dose. À noter qu’elle élève des bufflonnes et que celles-ci sont très rarement touchées par la dermatose. Elle exerce par ailleurs en agriculture biologique et souhaite maintenir l’immunité naturelle de ses animaux sans avoir recours à des injections chimiques.

Silouane Jemet
Paysan boulanger sur la commune de Coarraze. Depuis 11 ans il est installé en tant que jeune agriculteur sur l’exploitation familiale où il cultive en agriculture biologique. Il possède un petit troupeau de vaches blondes d’Aquitaine. Il ne souhaite pas vacciner ses vaches qui bénéficient d’une excellente immunité naturelle. Il s’oppose donc à la nouvelle campagne de vaccination d’autant que les premières vaccinations ont vu des effets indésirables importants chez les bovins, comme en témoignent ses collègues.

LURREKOA
En SCEA, nous sommes 3 personnes passionnées de reconquête de montagne, ou plus aucune vache ne pâturait depuis longtemps. Nous avons re introduit une race endémique, production de viande, une trentaine de mères occupent le massif du Baigura au pays Basque, ceci, en totale liberté, sans bâtiment. Elles parcourent sur environ 70 ha. Elles ne sont pas du tout sauvages, et sont suivies tous les jours; En ce qui concerne la vaccination DNB, dès le début, nous nous sommes posés les questions pertinentes, nous avons fait des recherches concernant cette maladie, c'est ainsi, que nous avons été guidé par des amis qui connaissaient des professeurs. Premières réunions un peu "catimini", avec d'autres éleveurs de vaches de races différentes, nous étions les loups noirs, pour avoir demandé à réfléchir avant d'injecter quoi que ce soit, sur nos vaches. LIBRe, est né.

Romain Lefebvre
Éleveur sur la commune de Sainte-Croix-Volvestre de vaches Galloway. Il exerce en biologique, ses animaux vivent en liberté avec le moins d’interventions possibles. Ses vaches sont en excellente santé, elles mangent varié et vivent dehors ce qui construit leur immunité naturellement. Il a refusé la première campagne de vaccination et se trouve sous le coup d’une suspension d’activité. Il s’oppose naturellement à la nouvelle campagne vaccinale annoncée par la ministre.

Anabelle Meyer
Éleveuse d’un troupeau d’une vingtaine de vaches béarnaises. Elle exerce en pâturage tournant, pratique qui lui permet de régénérer les sols, favoriser la biodiversité et offrir aux vaches une alimentation naturelle, riche et variée. Son activité repose sur la vente de viande en caissettes aux particuliers, restaurateurs et bouchers. Elle produit également du fromage et des yaourts avec les huit vaches sélectionnées pour leurs qualités laitières, de janvier à juin. Elle a procédé à la vaccination au cours de la première campagne vaccinale. Elle déplore de nombreux effets indésirables : baisse de plus de la moitié en lait, retards de croissance et avortements. Elle s’oppose donc à une nouvelle campagne de vaccination.

Pierre Nabos
Éleveur en agriculture biologique depuis bientôt dix ans. Il possède des vaches béarnaises et des buffles. Il ne souhaite pas procéder à la vaccination pour conserver des produits naturels à la vente sans injection chimique, d’autant qu’il a pu constater de nombreux effets indésirables chez les éleveurs qui ont procédé à la vaccination.

Pierre Ourquia
Paysans sur une ferme bovine située à Urrugne, conduite en agriculture biologique. Son activité repose sur un troupeau d’environ 70 bovins et s’inscrit dans un modèle économique fondé à la fois sur la livraison en filière longue et sur la valorisation en circuit court, incluant la vente directe de viande. Dans le cadre des mesures de lutte contre la DNC, il a fait l’objet d’une mise en demeure de procéder à la vaccination de l’ensemble de son cheptel sous peine de mesures administratives contraignantes et de poursuites pénales. À la suite de son refus, une décision de suspension totale d’activité de son atelier bovin lui a été notifiée, interdisant tout mouvement d’animaux y compris à l’abattoir.

Marion Poulin
Possède uniquement deux vaches sur la commune de Montjoie-en-Couserans et conduit ses animaux en santé alternative avec l’utilisation de produits naturels.

Christelle Record
Éleveuse à la ferme de Baulou. Elle a été contrainte à la vaccination forcée le 17 avril 2026 dans des conditions extrêmes : déploiement excessif des forces de l’ordre (130 gendarmes), tirs au fusil, violence et maltraitance animale. Certaines vaches présentent des œdèmes au point d’injection. Elle exerce en agriculture biologique avec un programme de santé globale permettant une excellente immunité naturelle de ses animaux. La vaccination bouleverse totalement cette immunité et le microbiote des bovins, allant à l’encontre de sa pratique naturelle depuis 10 ans.

Elodie Ribas
Possède uniquement deux vaches de compagnie. Elle n’exerce aucun commerce avec ses bovins.

Marina Helmlinger
Présidente de l’association Artigueras dont le siège se trouve en Ariège sur la commune de Montégut-Plantaurel. Cette association est détentrice de deux vaches sans ferme commerciale. Au vu des effets indésirables importants sur les animaux vaccinés au cours de la première campagne et en raison de doutes sur l’efficacité du vaccin, l’association ne souhaite pas participer à la seconde dose. En effet, il est apparu que le virus a ressurgi en Sardaigne sur des veaux issus de mères vaccinées, ce qui laisse un doute non négligeable sur l’efficacité des vaccins.

Olivier Doyhenard
Associé unique de l’EARL Agerrea, éleveur de vaches laitières (25 adultes et 12 génisses) depuis 30 ans au sein de sa ferme familiale. Sa production (lait cru, yaourts, fromage) est certifiée en agriculture biologique. Sa stratégie d’élevage est la minimisation des frais extérieurs et le développement maximal de l’immunité naturelle des animaux. Ses vaches produisent peu en volume de lait mais sont en excellente santé, sans intervention du vétérinaire ni utilisation d’antibiotique ou vaccin. Le cabinet vétérinaire l’avait contacté pour fixer une date de vaccination. Olivier Doyhenard, après s’être renseigné, était prêt à accepter la vaccination de ses animaux adultes mais refusait celle des veaux, étant donné son inefficacité reconnue faute de système immunitaire mature pour les jeunes animaux. Le vétérinaire a refusé une vaccination partielle. Il n’a donc pas procédé à la vaccination de son troupeau et refuse cette nouvelle campagne.

Laurent Saint Martin
Gérant de l’EARL Ferme Saint Martin, éleveur dans les Pyrénées-Atlantiques de bovins et de buffles. Il n’a pas procédé à la vaccination et se trouve contraint à une suspension d’activité, outre la menace de sanctions pénales. Il s’oppose naturellement au renouvellement de la campagne vaccinale.

EARL Lanega — Sébastien Lacampagne
Paysans sur une ferme bovine située à Bugnein, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, comprenant environ 160 têtes de bétail, principalement destinées à la production de viande, ainsi qu’une activité de céréaliculture. Dans le cadre des mesures de lutte contre la DNC, il a été destinataire d’une mise en demeure de procéder à la vaccination de l’ensemble de son cheptel, puis d’une décision le frappant d’une suspension totale d’activité de l’atelier bovin, interdisant tout mouvement d’animaux y compris à l’abattoir et renouvelant l’injonction de procéder à la vaccination du troupeau. Il s’oppose au renouvellement de la campagne vaccinale.

Paul Lozio — GAEC Les Agoueilles
Possède une vingtaine de bovins sur la commune de Montesquieu-Volvestre. Il a procédé à la vaccination en décembre 2025 de façon contrainte. Il s’oppose à la nouvelle campagne de vaccination en raison de l’absence d’efficacité démontrée et des nombreux effets indésirables.

Mathilde et Nicolas Messyasz — GAEC Apishatz
Éleveurs de Gasconnes aréolées, race rustique menacée. Pour ces espèces dites « rustiques » et à faible effectif, sélectionner les meilleurs éléments, améliorer la race est un travail de longue haleine qui se poursuit au fil des générations au prix de grands sacrifices. Tout ce travail ne saurait être réduit à néant par une injection qui mettrait en péril le microbiote et l’immunité naturelle de l’animal. Ils s’opposent au renouvellement de la campagne vaccinale.

Julien Estaque et Rémy Gomes — GAEC d’Avantes
Exercent une activité d’éleveur de bovins, caprins et ovins sur la commune de Montesquieu-Avantès. Ils s’opposent à la vaccination en raison des lourds effets indésirables du vaccin et du manque de preuve sur son efficacité.

Isabelle et Jean-Michel Hirigaray — GAEC Beti Segi
Éleveurs de brebis laitières et vaches allaitantes sur la commune d’Uhart-Mixte. Ils ont procédé à la première injection. Depuis, ils ont perdu deux bovins dans les quinze jours qui ont suivi l’injection. Ils ont également pu observer des grosseurs au niveau de l’encolure sur plusieurs vaches après la vaccination. Ils ne souhaitent donc pas renouveler une nouvelle campagne au vu des effets indésirables nombreux et graves dont ils ont été victimes.

Guillaume et Aimée Lagrola-Senjean — GAEC Bien Aimée
Éleveurs de bovins pour la production de lait en agriculture biologique sur la commune de Castetner. Ils n’ont pas procédé à la première vaccination, ne souhaitant pas altérer leur label biologique. Ils s’opposent donc naturellement à la seconde dose.

Étienne Druon — GAEC Ferme Larricq
Éleveur de vaches béarnaises. Il s’agit d’une race menacée et il n’est pas possible de faire des erreurs en biaisant l’immunité naturelle de la race. Il convient en effet de conserver des réserves de lignées dont la génétique n’a pas été biaisée par l’intervention d’une immunité artificielle, au risque de conduire à l’extinction définitive de cette race protégée. Il s’oppose à la nouvelle campagne vaccinale.

Yann et Marie-Hélène de Kerimel — GAEC de Kerimel
Éleveurs en Ariège, contraints à la vaccination forcée le lundi 20 avril, et ce même après avoir demandé la suspension des vaccinations suite aux foyers apparus en Sardaigne sur des veaux issus de vaches vaccinées, ce qui démontrait l’inefficacité du vaccin. Ils s’opposent donc au renouvellement de la campagne.

Frédéric et Virginie Carrère Lateulère — GAEC Lateoulère
Éleveurs de bovins viande dans les Pyrénées-Atlantiques, naisseurs-engraisseurs. Les exploitants ont vacciné 40 animaux (20 adultes et 20 jeunes). Ils ont immédiatement constaté chez les adultes : 6 bovins avec des pertes d’appétit et des œdèmes au point d’injection. Sur les 20 jeunes, trois sont morts entre le 16e et le 19e jour post-vaccinal. Ils n’avaient jamais vu cela depuis le début de leur exercice. Ils ont donc refusé de poursuivre la vaccination de leur cheptel et s’opposent à la nouvelle campagne.

Youcef Hamla — GAEC La Muraille
Éleveur de vaches laitières, contraint de procéder à la vaccination forcée le 10 avril 2026 malgré les procédures juridiques tentées. Il souhaite s’opposer à toute nouvelle injection sur ses bovins.

Julien et Lucie Binde — GAEC Wapi
Exercent en agriculture biologique depuis 1994. Ils possèdent des vaches allaitantes, blondes et limousines (85 mères). Ils s’opposent à la nouvelle campagne vaccinale.

SARL Les Camomilles
Conserve actuellement 5 bovins. Afin de ne pas subir la vaccination forcée, la gérante a souhaité conduire deux bovins à l’abattoir, ce qui, de façon illégale, lui a été refusé. Elle a donc dû procéder à la vaccination de 2 de ces animaux sans son consentement. Elle va conduire ses dernières vaches à l’abattoir. Elle se retrouve ainsi contrainte de mettre fin à son élevage de bovins en raison de ces mesures. Elle a même renoncé à adhérer au bio afin de ne pas trahir ses consommateurs en leur vendant de la viande vaccinée. Elle possédait des vaches de race mirandaise, race rustique à la viande de qualité menacée de disparaître. Elle a fait l’objet d’un programme de conservation qui a permis aux effectifs d’augmenter ces dernières années. Ces mesures attentatoires aux libertés vont ainsi à l’encontre de la volonté de sauvegarde de cette race menacée.

Maryse Grauby — SCEA Barbe H.
Possède un troupeau de 90 bovins viande. Elle se trouve actuellement en suspension d’activité, ce qui est extrêmement préjudiciable pour elle, n’ayant aucune autre source de revenu que la vente des bovins. Elle se trouve également sous la menace d’amendes pénales suite à la rédaction d’un procès-verbal transmis au procureur de la République.
La majeure partie des paysans et paysannes présentés ici exercent en agriculture biologique. Face à la campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse, certains ont refusé la première injection et ont reçu des mises en demeure de vacciner l'intégralité de leur cheptel. À défaut d'y avoir déféré, ils ont fait l'objet d'arrêtés de vaccination forcée émanant des préfectures.
D'autres ont été frappés d'arrêtés de suspension totale de leur activité d'éleveur. La plupart se sont vu menacer de lourdes sanctions pénales et financières. Certains ont vacciné, mais leurs animaux ont présenté des effets indésirables graves — jusqu'au décès — dans leur troupeau ; ils ne souhaitent pas renouveler la vaccination pour la nouvelle saison.