LIBRe
Paysage agricole français
Collectif de paysans & de citoyens

Pour une agriculture
libre.

Le Collectif LIBRe réunit des paysans et des citoyens qui défendent une agriculture autonome, vivante, et au service du vivant.

Notre collectif

Cultiver la terre, élever le vivant, en toute liberté.

Nous sommes paysans, éleveurs, bergers, maraîchers. Nous travaillons une terre que nous aimons, au rythme des saisons, et nous refusons que l'agriculture devienne une industrie dévitalisée, dépendante et contrôlée.

Le Collectif LIBRe défend une agriculture paysanne, autonome et humaine — fondée sur le bon sens, la transmission, le respect du vivant et la liberté de pratiquer notre métier.

Notre engagement

Ce qui nous rassemble.

01

La formation du collectif LIBRe

Le collectif LIBRe est un collectif regroupant des paysans du Gers, du Béarn, d'Ariège, de Savoie, de Loire, du Pays Basque… Il s'est constitué spontanément et dans l'urgence pour répondre à la gestion de l'épizootie de Dermatose Nodulaire bovine en cours.

Si cette maladie est nouvelle en France elle reste néanmoins largement connue puisque présente depuis un siècle en Afrique et 25 ans en Europe.

La Dermatose nodulaire est :

  • provoquée par le virus ARN double brin Capripoxvirus lumpyskinpox ;
  • incubation de 4 à 28 jours ;
  • faible mortalité : 1 à 2 % ;
  • guérit généralement spontanément en quelques semaines ;
  • des traitements existent ;
  • pas contagieuse mais transmissible par des vecteurs hématophages (moustiques, tiques) ;
  • pas de transmission à l'homme ;
  • contrôlée par une quarantaine de 28 jours avant cette épizootie (fiche OMSA de 1968 revue en 2018).

Cette maladie, bénigne pour l'animal et non transmissible à l'homme, était notamment contrôlée par une quarantaine de 28 jours jusqu'en 2018 (fiche OMSA de 1968). C'est le règlement UE de 2023 qui impose l'abattage total des troupeaux. Les mesures prises par le gouvernement et le préfet par délégation — à savoir l'abattage total et la vaccination généralisée — ainsi que la violence déployée, sont disproportionnées par rapport au risque réel. En atteste l'exemple du Doubs largement médiatisé où les éleveurs ont dû se plier à l'abattage total de leur troupeau suite à la vaccination sous peine de pénalités de 5 000 € d'amende par jour et d'impossibilité de commercialiser des produits de la ferme.

Cette violence, et la peur des conséquences, entraînent une réticence à témoigner lors d'un cas de Dermatose nodulaire bovine ou lors des nombreux effets induits par la vaccination. Ainsi, une large campagne de vaccination est imposée alors que rien ne le justifie d'un point de vue scientifique ou sanitaire.

02

Effets secondaires du vaccin selon le rapport de l'ANSES

Il s'agit du vaccin « vivant atténué » Bovilis Lumpyvax du laboratoire Merck. 1 million de doses sont à vendre, sans compter les récents appels d'offres. Le vaccin utilisé en 2026 est le Lumpyvax : 1 million de doses ont été achetées.

L'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a donné une autorisation d'utilisation temporaire du vaccin en raison du faible niveau de preuves d'efficacité et d'innocuité :

  • Pas nécessairement d'immunité complète des animaux vaccinés.
  • Provoque une maladie induite par le vaccin : lésions cutanées avec nodules ; animaux qui deviennent excréteurs de virus vaccinal → possibilité d'accélérer la contamination ; 2 à 19 kg de tissus nécrosés au point d'injection.
  • Anticorps provisoires et décroissants en quelques mois → abonnement annuel à la vaccination, ne protégeant pas forcément sur une année.
  • Éradication impossible : le vaccin permet au virus de circuler silencieusement. Dans les Balkans, la vaccination a apparemment réussi à contrôler la maladie.
  • Virus vaccinaux présents dans le sang, le lait et la viande → impossibilité de garantir au consommateur que le produit soit indemne de virus vaccinal.
03

Les revendications du collectif LIBRe

Nous nous opposons à la vaccination forcée de nos troupeaux avec des produits dont le niveau de preuves d'efficacité et d'innocuité sont non établies, ainsi qu'à l'abattage total et systématique dans nos élevages.

Notre collectif se propose d'être l'interlocuteur entre les vétérinaires, l'administration et les paysans, et ainsi prendre le temps de définir le choix de chacun — pour, contre ou partiel — afin de respecter la différence.

Nous connaissons mieux que quiconque nos élevages : le calendrier des vaches gestantes, par exemple. Les problèmes sanitaires et la mortalité sont inhérents au métier d'agriculteur. Sur le troupeau, toute intervention différente de leur quotidien déclenche un stress préjudiciable qu'il nous faut gérer par la suite. Notre travail consiste à élever les animaux et également à les soigner, et ce d'autant plus lors des épizooties. Le recours aux soins pour une rémission et une immunité naturelle des troupeaux doit rester un libre arbitre pour les personnes concernées.

Notre collectif a pour objectif d'aider les paysans à retrouver la sérénité et à se sentir soutenus, à savoir qu'ils ne sont pas seuls et qu'ils peuvent être libres.

Nous savons la rémission possible de cette maladie sur nos animaux, et le renforcement naturel de leur immunité. Nous réfutons sa classification en catégorie A, qui est disproportionnée.

Nous voulons protéger l'héritage de nos ancêtres avec le libre choix d'utiliser ou non des produits non garantis d'effets secondaires.

La répercussion (vaccination + abattage) sur le consommateur entraîne déjà un impact négatif. Celui-ci est déjà très inquiet : nous ne voulons pas perdre sa confiance. Notre collectif est convaincu que cette détermination est aussi un respect du consommateur, en garantissant la souveraineté alimentaire avec des produits de qualité.

Aujourd'hui, seul l'agriculteur se doit de donner son consentement pour la vaccination et l'abattage, sous une pression extrême. Par contre, l'État, le Ministère, les organismes mandatés (ANSES, DDPP, GDS ou autre), les services vétérinaires et l'agent vaccinateur n'assument pas la responsabilité civile, administrative, économique et pénale en cas de préjudices liés à cette vaccination, y compris à moyen et long terme — alors même qu'ils imposent la vaccination. Leur responsabilité doit être entière en cas de maladie induite sur l'homme ou l'animal, de mortalité, de stress post-vaccinal, de perte de production et de qualité, de stérilité et de malformations des descendants, et de la propagation de la maladie.

Alors que le nombre de bovins a été divisé par deux en dix ans sur le département des Pyrénées-Atlantiques, et que l'avis de la Cour des comptes demande de diminuer le cheptel bovin français de 39 % à l'horizon 2030, nous appelons nos élus, les consommateurs et la population civile en général à soutenir les paysans qui refusent des décisions aveugles et défendent le droit de choisir pour protéger leurs animaux, leur savoir-faire et notre souveraineté alimentaire.

Dernières actualités

Ce qui anime le collectif.

Toutes les actualités →
02 juillet 2026

Conseil d’État – une audience décisive le 8 juillet

Le mercredi 8 juillet 2026 à 14h, le Conseil d’État examinera le recours déposé par le syndicat Verte France contre l’arrêté ministériel du 11 décembre 2025 relatif à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Cette audience est une étape importante. Pour la première fois, les plus hautes juridictions pourraient être amenées à se prononcer sur des questions fondamentales concernant les mesures imposées aux éleveurs : vaccination obligatoire, zonages sanitaires, restrictions de mouvements et abattages. Le recours demande notamment que soient transmises : * une question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne concernant le classement de la DNC ; * une question prioritaire de constitutionnalité concernant les dispositions permettant l’imposition de la vaccination obligatoire. Autrement dit, c’est l’ensemble du fondement juridique des mesures appliquées depuis un an qui est aujourd’hui contesté. Nous n’attendons pas de prise de parole du public. Nous n’attendons pas de manifestation. Nous appelons simplement celles et ceux qui le peuvent à être présents dans la salle d’audience ou aux abords du Conseil d’État afin de montrer que derrière ce dossier il y a des éleveurs, des familles, des citoyens et des consommateurs concernés. Votre présence comptera. Les magistrats jugeront en droit, bien entendu. Mais il est important qu’ils voient que cette affaire dépasse largement un simple dossier administratif et qu’elle touche des milliers de personnes partout en France. Conseil d’État 1 place du Palais-Royal 75001 Paris Mercredi 8 juillet 2026 Audience à 14h00 (nous vous conseillons d’arriver en avance). Si vous habitez en Île-de-France ou pouvez vous rendre à Paris ce jour-là, nous vous invitons vivement à venir. L’histoire montre que les grandes décisions juridiques sont souvent portées par des citoyens qui refusent de rester spectateurs. Merci à toutes et à tous pour votre engagement. Le collectif LIBRe

Lire la suite →
22 mai 2026

Remerciements & Appel à soutien

Quelques nouvelles pour commencer. La pression de l’état ne mollit pas et des auditions libres en gendarmerie ont eu lieu la semaine dernière et cette semaine pour certains de nos membres. La première convocation au tribunal de police, pour le mois de Novembre, est arrivée aujourd’hui. Nous vous en reparlerons. Nous souhaitons ensuite vous remercier chaleureusement pour l’afflux massif de messages de soutien. Merci beaucoup ! Nous tentons d’y répondre individuellement. Merci aussi à l’incroyable masse de gens que vous représentez et qui nous ont assuré de leur présence, si la pression s’intensifie à nouveau sur nos fermes. Vos coordonnées sont répertoriées par secteur. Vous serez contactés en priorité si la situation venait à dégénérer à nouveau. Comme vous le savez, nous sommes sous le coup d’une suspension d’activité en ce qui concerne l’activité bovine, mais aussi privés de transhumance, pour ceux qui en avaient l’habitude et le besoin pour nourrir leur troupeau. Nous l’avions évoqué dans notre communiqué du 19 Avril, et à présent, certains d’entre nous vont avoir besoin de votre participation pour continuer à résister. -> Besoins pour nourrir les animaux durant l’été (à ce propos, un poids lourd a été affrété afin d’acheminer une livraison de foin offerte par un éleveur de Haute-Garonne. La cargaison est arrivée cette semaine dans les Pyrénées Atlantiques, nous remercions chaleureusement cette personne qui a tenu à rester anonyme et qui nous a fait ce don précieux). -> Besoins pour régler les factures courantes, les échéances bancaires… -> Besoin enfin de financer notre recours auprès du conseil d’état. Si vous voulez nous voir résister et gagner ce bras de fer qui nous oppose à l’état, et que nous menons pour nous et nos animaux mais aussi pour vous , c’est maintenant que nous avons besoin de votre aide ! Nous sommes un collectif, sans véritable existence « légale » dans le sens entendu usuellement. C’est le choix que nous avons fait et nous souhaitons impérativement continuer sur cette voie. C’est pourquoi, afin de pouvoir recevoir vos aides, nous avons fait le choix de nous rapprocher de l’association Citoyens Libres des Pyrénées, dont nous partageons les valeurs. Ce sont eux qui collecteront vos dons et nous les redistribueront au fur et à mesure des besoins. Vous trouverez leur relevé d’identité bancaire et l'adresse postale pour l'envoi des chèques ci-dessous. Comme évoqué dans le communiqué du mois d’Avril également, la somme récoltée, ainsi que la destination de l’argent distribué, vous seront communiquées régulièrement. Nous vous remercions ô combien, pour votre présence à nos côtés, c’est aussi grâce à vous que notre collectif continue à exister. Merci pour votre soutien. Le Collectif Paysan LIBRe ASSOCOCIATION CITOYENS LIBRES DES PYRENEES 15 CHEMIN DE BECAAS 64290 GAN IBAN : FR76 1690 6100 2387 0437 6703 620 BIC : AGRIFRPP869

Lire la suite →
30 avril 2026

Recours collectif devant le Conseil d’État contre la campagne vaccinale contre la dermatose nodulaire bovine

Un collectif inédit réunissant plusieurs dizaines d’éleveurs, d’exploitations agricoles, d’organisations professionnelles et syndicales, ainsi que des associations de consommateurs, a déposé ce jour un recours en annulation devant le Conseil d’État. Cette action est portée avec le concours de Maîtres Florence Bessy (Barreau de Chambéry), Anne- Claire Lefebvre (Barreau de Marseille), Diane Protat (Barreau de Paris) et Émile Tribalat (Barreau de Toulouse). Le recours vise le communiqué publié le 9 avril 2026 par la ministre de l’Agriculture, annonçant le renouvellement de la campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour l’année 2026. Il est assorti d’un référé-suspension, compte tenu de l’imminence des mesures annoncées. Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de plusieurs mois de mobilisation sur le terrain. Elle émane d’éleveurs directement confrontés aux conséquences des mesures déjà mises en œuvre, attachés à leurs pratiques, à leurs modèles d’exploitation et à une certaine idée du vivant. Elle traduit une inquiétude profonde et largement partagée face à la reconduction d’un dispositif aux effets particulièrement délétères. Au-delà, plusieurs arguments sont avancés. Les éleveurs et les associations dénoncent l’absence de base scientifique permettant de justifier le maintien du dispositif, en l’absence de toute évaluation sanitaire préalable sérieuse, alors même qu’aucun cas n’est recensé depuis plusieurs mois et que les caractéristiques propres de la dermatose nodulaire bovine ne justifient pas une approche aussi générale. Ils relèvent également que cette politique est engagée sur la base d’un simple communiqué, et non d’un véritable acte réglementaire. Ils contestent en outre l’appréciation du risque, au regard des données disponibles et des retours d’expérience, y compris à l’étranger, notamment en Sardaigne, ainsi que le recours à un vaccin bénéficiant d’une autorisation temporaire, sans que des données complètes soient établies. Les effets indésirables observés à la suite des vaccinations, qui impactent directement et parfois irréversiblement les animaux et les exploitations, sont également au cœur des préoccupations. Dans ce contexte, le maintien d’une campagne généralisée apparaît manifestement disproportionné au regard de la situation sanitaire et difficilement conciliable avec les exigences de nécessité et de proportionnalité qui encadrent la police sanitaire. Il révèle en outre une méconnaissance du principe de précaution, dès lors que des incertitudes scientifiques subsistent et que des risques identifiés, tant pour les animaux que pour l’Homme, n’ont pas fait l’objet d’une évaluation sérieuse préalable ni de mesures adaptées pour les prévenir. Le collectif dénonce des atteintes à la liberté d’entreprendre, au droit de propriété, à la liberté de conscience, ainsi qu’au bien-être animal et à la viabilité économique des exploitations. Les conséquences concrètes sont déjà éprouvées : effets secondaires graves sur les animaux, désorganisation des exploitations, fragilisation de modèles agricoles fondés sur la qualité, la proximité et la confiance des consommateurs. Au-delà, les éleveurs et les associations entendent défendre une vision de l’élevage respectueuse des équilibres biologiques, et refusent qu’une politique sanitaire soit reconduite sans nécessité démontrée ni proportion avec la situation réelle. Les requérants demandent au Conseil d’État l’annulation du communiqué du 9 avril 2026, un réexamen des mesures sanitaires fondé sur des données actualisées, la prise en compte d’alternatives moins contraignantes et le respect des droits fondamentaux des exploitants. Ce recours soulève des enjeux majeurs pour l’avenir de l’agriculture : souveraineté sanitaire, liberté des pratiques agricoles et équilibre entre santé animale et respect des exploitations.

Lire la suite →
Soutenir le collectif

Faire un don, c'est défendre l'agriculture libre.

Chaque contribution permet au Collectif LIBRe d'accompagner les paysans qui résistent et de défendre un modèle agricole vivant.

Votre soutien finance :

  • Les recours juridiques des éleveurs touchés
  • Le maintien des fermes en suspension d'activité bovine
  • L'alimentation des animaux privés d'accès aux estives

Le Collectif LIBRe a fait le choix de rester un collectif sans structure associative propre. Pour permettre la collecte de dons dans un cadre transparent et sécurisé, nous avons confié cette mission à l'association Citoyens Libres des Pyrénées.

Conformément à notre engagement, nous communiquons régulièrement sur les montants collectés et leur utilisation. Voir la synthèse des dons.

Faire un don

Montant libre — paiement sécurisé en ligne (carte ou SEPA).

Récapitulatif

Vous allez donner 25 € au collectif, sans affectation à une facture précise.

Paiement sécurisé sur HelloAsso (carte bancaire ou prélèvement SEPA).

Le montant est validé côté serveur avant redirection. Aucun prélèvement n'a lieu sur cette page.

Virement ou chèque

Association Citoyens Libres des Pyrénées

15 chemin de Bécaas — 64290 Gan

IBAN : FR76 1690 6100 2387 0437 6703 620

BIC : AGRIFRPP869

Merci pour votre confiance et votre soutien.